28 aout 2008.
UN VOYAGE AU PAYS DU CNDP











      Il ne passe pas un jour sans que la presse congolaise ne présente des informations hostiles au CNDP. Cette
manière de présenter ce mouvement a fini par aveugler la population, au point que ce mouvement passe aux yeux des
congolais et de la communauté internationale comme un groupe de ceux qui foulent aux pieds les principes élémentaires
des droits humains. La manipulation politique prenant le dessus sur le professionnalisme journalistique, les officiers
supérieurs du CNDP ont souvent été présentés comme des hors-la loi par une presse acquise à la politique de
destruction de la RDC menée par le président Joseph Kabila et sa bande. Le territoire contrôlé par le CNDP est peint
comme un espace où règne une violence atroce, où les populations vivent un calvaire indescriptible et où la vie est une
hypothèse sans lendemain. C’est cette dernière thèse qui justifie la présence des camps des réfugiés au Nord Kivu. Les
hommes en vestes, laissant leurs enfants dans des bonnes écoles à Kinshasa, ont fini par convaincre les populations d’
abandonner leurs domiciles et d’aller habiter dans les camps de fortune à Mugunga. Aujourd’hui, avec raison, la
communauté internationale se lasse de soutenir ces réfugiés circonstanciels. Dans le souci de vérifier ces éléments d’
informations que nous avions du mal à confirmer ou à infirmer, nous nous sommes rendus personnellement au Kivu. Ce
voyage nous a permis de visiter le Nord et le Sud Kivu. Mais le moment le plus important de notre voyage fut la rencontre
des populations vivant sous les zones contrôlées par le CNDP et du leader de ce mouvement. Quel ne fut notre
étonnement de constater que les dires des médias au sujet du CNDP ne sont que mensonges et fabulations.

Un havre de paix dans un océan d’insécurité
      Dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, comme dans la ville de Kinshasa et des autres provinces, l’insécurité est
une règle et  la sécurité une exception. D’abord à Goma, il est devenu impossible de se promener le soir. A partir de 17
heures, chaque citoyen doit s’enfermer chez lui, au risque de se voir éliminer physiquement sans procès. Nous avons
expérimenté cette situation lorsque nous avons rendu visite à notre sœur qui habite la ville. La stupéfaction fut à son
comble lorsque, avant que le soir ne tombe, elle a sortie des gros cadenas pour nous enfermer à l’intérieur pour des
raisons de « sécurité ». Nos amis qui voulaient nous rendre visite en ce moment on été priés de revenir le matin. Si la
situation de Goma est intenable, insoutenable et invivable, celle des autres villes du pays, notamment Kinshasa,
Butembo, Uvira ou encore Bukavu n’est pas mieux non plus. Nous espérons que ces chroniqueurs qui vantent les mérites
des fossoyeurs de la nation s’hasarderont à se balader dans les faubourgs congolais pour se rendre compte de leur
déphasage d’avec la réalité. Le plaisir fut cependant au rendez-vous, lorsque nous avons foulé le sol du territoire sous le
contrôle du CNDP. En compagnie de quelques amis du mouvement, nous avons visité, rencontré et observé les
populations. Nous avons lu sur leurs visages, l’espoir de voir toute la RDC devenir un havre de paix comme c’est le cas
dans cette petite partie du territoire national. Les visites effectuées à Kimoka, Mushake, Kirolirwe, Rutshuru, Masisi,
Kitschanga, Bwiza et ailleurs nous ont permis de nous faire une idée claire de la réalité sur le terrain. Contrairement à
Goma et ailleurs, les populations dorment les portes ouvertes dans les territoires du CNDP. Jamais on n’entendra une
famille se plaindre d’un vol, d’un meurtre ou d’une agression. Ce havre de paix dans cet océan de malheurs qu’est
devenue la RDC est le modèle d’un état bien géré et sécurisé auquel aspirent la majorité des congolais.

La bonne gouvernance par les recettes
      Sans peur de nous tromper, et connaissant la gestion calamiteuse de la RDC, nous avons constaté, au grand dame
de nos dirigeants, que le territoire sous contrôle du CNDP est le mieux géré et administré de la RDC. Nous mettons au
défi quiconque contesterait ce fait, d’aller lui-même sur le terrain et vérifier. Les administrateurs sont intègres et
coopératifs avec la population. Les militaires vivent en harmonie avec la population. Au lieu de les arnaquer comme le font
leurs collègues FARDC, ils soutiennent cette dernières dans ses efforts de développement et de reconstruction. Pas de
cas de viol, sauf ceux inventé par les fabulateurs à but non avoués. C’est d’ailleurs ce que nous a avoué une dame
travaillant au gouvernorat de Goma. Selon elle, parmi tous les mouvements signataires de « l’Acte d’engagement de
Goma », seul les membres du CNDP sont organisés, ordonnés et disciplinés. Ils ne prennent pas de pots de vin, ne se
contredisent pas et surtout, ils respectent tous leurs engagements. Ce bon sens organisationnel est le fruit de la bonne
gouvernance propre au CNDP, une gouvernance dont a besoin la RDC. En mai dernier, le président du CNDP, le Général
Laurent Nkunda a crée la surprise, en annonçant que son mouvement versait régulièrement une recette d’un million et
demi des dollars au trésor public congolais. Le vice-gouverneur du Nord Kivu qui voulait contester les faits s’est vu
présenter des preuves tangibles de la banque qui reçoit ces recettes et les signatures des représentants du
gouvernement provincial. C’est curieux, si l’on sait que le mouvement de l’espoir a des besoins financiers pour faire vivre
ses troupes et entretenir ses cadres. Cet esprit de sacrifice doit servir d’exemple pour les administratifs congolais qui
vivent pour eux-mêmes, sans aucun souci pour le peuple. Ils font avancer des chantiers dans les grandes villes, alors que
les populations qui les ont élués croupissent dans une misère sans nom. Cette stratégie de gestion du CNDP serait-il le
signe qu’en RDC, on peut encore trouver des hommes non corrompus ?

L’espoir est permis
      Il ne s’est jamais passé un jour sans que la presse nationale et internationale n’annonce des calamités naturelles,
humaines ou environnementales en RDC. La gestion politico-économique du pays a poussé les congolais à un fatalisme
par lequel ils acceptent tout comme une punition. Les fonctionnaires pleurent, les médecins pleurent, les enseignants
pleurent, les riches pleurent, les pauvres pleurent, les étudiants pleurent, les réfugiés pleurent, et même ceux qui sont
restés au pays pleurent aussi. La plupart des congolais ont changé de nationalité pour se débrouiller et faire vivre leurs
familles en attendant que les choses changent. Ce climat s’appelle le désespoir du lendemain. Or, notre séjour au pays
du CNDP nous a persuadé que l’espoir est encore permis en RDC. Si tous les dirigeants du grand Congo pouvaient aller
suivre des cours d’éthique de gestion auprès du mouvement de l’espoir, la RDC renaîtrait de ses cendres actuelles.
Contrairement à ces leaders qui vivent en Occident et qui disent des choses sans pour autant fouler leurs pieds sur le sol
de nos ancêtres, le leader du CNDP a accepté de vivre au milieu de son peuple, dans la simplicité la plus totale. La
rencontre, la discussion et les causeries tenues en compagnie du président du CNDP, le Général Laurent Nkunda nous
ont aidé à comprendre que l’espoir de la RDC ne se trouve pas dans l’insulte journalistique devenue monnaie courante
en RDC, ni dans l’appel à la haine et à la violence de extrémistes politiques, et encore moins dans la gestion calamiteuse
des actuels fossoyeurs de la nation. L’espoir de la RDC se trouve dans un travail humble, honnête et assidu. C’est le
sens du combat du CNDP. Un jour, le voile qui empêche aux congolais de voir le bien fondé de cette lutte sera ôté, la
vérité coulera comme de l’eau et la vie renaîtra. Comme le vivent les populations sous administration du CNDP, un jour
tous les Congolais vivront une paix et une espérance retrouvées, non pas à l’étranger, mais dans leur propre pays.

             B. Amani, Lyon France


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