Kivu, le 16 Mars 2005
Tapis rouge pour les criminels FDLR.


Le 15 mars 2008 tout l’espoir  du peuple congolais de voir la fin du calvaire infligé par les génocidaires rwandais FDLR, s’
est envolé. Les violeurs en série qui ont dans leur actif, selon le rapport des ONG des droits de l’homme, 14200 femmes
du Sud-kivu violées, ont bénéficié  d’une mesure de grâce du Président de la République, Commandant en Chef des
Forces Armées de la République Démocratique du Congo, Grand Timonier et Justicier du Congo, nous citons son
excellence Monsieur Joseph Kabila.

En lieu et place d’une attaque de grande envergure, promise dans le cadre de l’accord de Nairobi signé entre le
gouvernement congolais et celui du Rwanda, pour rapatrier les coupeurs des tètes, violeurs invétérés ; le gouvernement
congolais leur a déroulé ce 15 mars 2008 un tapis rouge à Kisangali au cour d’une réunion mixte gouvernement
congolais et génocidaires rwandais FDLR-FOCA.

C’est à l’issue de cette réunion de Kisangani que
Ignace Murwanashyaka a fait la déclaration suivante : « Nous nous en
tenons à l’accord de Rome, Les FDLR rappellent à la Communauté Internationale que leurs membres sont disposés à
rentrer au Rwanda dans le cadre de la stricte application de la Déclaration de Rome du 31 Mars 2005 ».

Trois ans sont passés depuis que le gouvernement congolais et les FDLR avaient pris l’engagement de désarmer et de
rapatrier les combattants FDLR chez eux au Rwanda, mais rien n’a été fait.  
« Nous sommes sur le point de déployer  
une force pour désarmer et cantonner les FDLR »
voilà  les seuls mots que le gouvernement de Kinshasa, toujours
dubitatif, a trouvé pour dire à la délégation rwandaise venue à Goma montrer son inquiétude vis à vis des menaces
grandissantes  que constituent la présence des FDLR à la frontière avec le Rwanda.

Quelques instants après le départ de la délégation rwandaise, le gouvernement congolais et les FDLR se sont décidés
de rentrer à Rome pour demander à la communauté Internationale d’impliquer le Rwanda dans les accords signés  par
eux il y a trois ans.  Les congolais se posent des questions de savoir  ce qui se passe au sein du gouvernement qui ne
sait pas tenir ses engagements vis-à-vis de ses voisins.

Déjà, le gouvernement de Kinshasa vient de se dédire  par rapport aux engagements tenus en Tanzani avec l’Ouganda
pour le rapatriement des rebelles Ougandais de la LRA. Nous apprenons que Kinshasa a donné des millions de dollars
aux rebelles ougandais à fin qu’ils  disparaissent  dans la nature.   

Assurément, le peuple congolais n’a pas de chance, son gouvernement  signe des accords secrets avec tous les
criminels dans lesquels il leur déroulerait le tapis rouge laissant ainsi derrière eux des pires atrocités sanglantes
commises sur les populations du Kivu au détriment du droit à la Justice la plus élémentaire des victimes congolaises.

Ces génocidaires ont fait preuve d’un cruel sadisme avalisé par le Gouvernement congolais qui a accepté de les
dédouaner en lieu et place de leur arrestation. Ils ont délibérément mutilé des femmes et des hommes, éventré sur la
place publique des femmes enceintes, assassiné des congolais par des méthodes inhumaines et parfois après leur
avoir amputé des membres ; ils ont mis en moule le tissus économique du Pays pour affamer toute une population et la
laisser mourir à petit feu.

Ces pratiques d’une rare cruauté ne semblent pas  inquiéter  ni le gouvernement central ni les gouvernements provinciaux
des deux Kivu dont certains députés se sont tout simplement transformés en porte-parole des criminels rwandais pour
revendiquer leur intégration au sein du gouvernement rwandais  sans pour autant faire la moindre allusion aux victimes
congolaises de qui elle se réclame.

Que dire aujourd’hui du gouvernement congolais qui se dérobe derrière un accord de Rome, réclamant un espace
politique pour les génocidaires  rwandais ?

Parfois on se demande s’il y a un seul congolais dans le gouvernement de Monsieur Kizenga  dont le silence  sur le cas
de ces génocidaires est aussi coupable que celui de l’armée congolaise et de la Communauté Internationale qui
déploient des chars, des avions et des armes lourdes   pour tuer des jeunes manifestant  BDK mais qui n’osent pas lever
un seul doigt  sur des criminels qui ont violé plus de 14200 femmes en l’espace d’une année seulement.

Peut être que la justice est vraiment un luxe pour les congolais. N’est ce pas que l’Afrique est mal partie ? Les français ne
disent-ils pas que ‘’vérité au delà des Pyrénées erreur en deçà ‘’ ?  Voilà pourquoi, poursuivre les terroristes arabes dans
la bande de Ghaza est légitime pour les Israéliens   mais mettre hors d’état de nuire des génocidaires rwandais qui tuent
au Congo, demandent du temps et tout le monde doit patienter même les victimes de ces tortionnaires illuminés et à
grande imagination criminelle car ce qui est vrai pour l’Europe ne l’est pas pour l’Afrique.

La rédaction de www.kivupeace.org


Copyright 2008. kivupeace.org. Pour tous commentaires et suggestions,
Veuillez Contacter le:
webmaster@kivupeace.org