


Goma, 21 aout 2008. Le processus de paix de Goma ébréché par les tirs de plus de 70 obus sur les positions du CNDP. Dimanche 17 Août 2008 les positions du CNDP situées à JTN aux environs de MWESO ont fait l’objet d’intenses bombardements pendant plus d’une heure faisant la mort d’une femme et plusieurs blessés toujours parmi les civils se trouvant dans la localité de Mwesso. Les raisons de ces bombardements ne sont pas encore connues. Le commandant de la brigade ANC/CNDP déployée dans cette contrée a dit à notre rédaction que les obus n’ont pas fait des victimes chez les militaires et l’ordre a été donné à ses troupes de ne pas riposter à ce qu’il a considéré comme une nième provocation de la part du gouvernement de Kinshasa depuis la signature de l’accord de Paix de Goma le 23 janvier dernier : « C'est une violation flagrante de la trêve, et nous allons envisager différentes hypothèses même si nos positions ont toujours fait objet des attaques des FARDC ou de leurs alliés les PARECO et les FDLR depuis le 23 janvier 2008 ». Le Colonel KABUNDI a exhorté "toutes les parties prenantes à l’acte d’engagement de Goma à respecter l'accord signée", ajoutant: "Le Congres National pour la Défense du Peuple tient absolument à préserver cet accord et surtout à protéger les congolais qui continuent à mourir sous le feu des des fardc et alliés. » Interrogés, les officiers de la région militaires du Nord Kivu ont jeté la responsabilité de ces bombardements sur le commandant en place qu’elles ont qualifié d’irresponsable et d’indiscipliné : « les actes irresponsables d’un commandant indiscipliné ne peuvent pas être imputés à toute la région militaire encore moins aux FARDC ». Rappelons qu’ à chaque fois que le gouvernement congolais se rendait coupable des violations du cessez-le-feu signée à l’issue de l’accord de Goma, comme à MUTABO, en Teritoire de Rutshuru ou à NGUNGU, en Territoire de Masisi, les FARDC ont toujours déploré le décisions irresponsables de leur commandants. Le comportement des autorités militaires congolaises nous obligent à nous poser beaucoup des questions quant à ce qui est de l’Armée Républicaine dont tout le monde appelle de tous les vœux pour la République Démocratique du Congo construit sur des commandants indisciplinés qui tirent sans motif plus de 70 obus qui non seulement coûtent cher au Pays mais surtout fait des morts innocentes au sein de la population civiles qu’ils sont censés protéger. Notre rédaction pense que ces attaques à répétition du gouvernement congolais sur les positions du CNDP vont fragiliser la trêve largement respectée par le CNDP, conclue par l'intermédiaire de la communauté internationale entre les principaux belligérants, le gouvernement de Kinshasa et le CNDP vainqueur des derniers affrontement de Mushaki et retarder ainsi le retour de la Paix véritable et celui des déplacés internes et des réfugiés congolais se trouvant dans les pays frontaliers. Depuis le début de la dite trêve, des nombreuses attaques ont été conduites par les FARDC ou par les PARECO sur les positions des militaires du CNDP soit pour piller, soit pour vouloir conquérir une position comme la localité de MUTABO à Rutshuru alors que tout le monde sait que même une opération militaire de grande envergure ne permettrait pas de mettre totalement fin au conflit qui oppose le gouvernement et le CNDP. A la suite de ces bombardements qui ont tué une femme, le CNDP a mis en garde le gouvernement pour les provocations qui ne devraient plus recommencer si non il se gardait le droit de riposter.(lire: "Mise en garde aux FARDC pour violation Cessez-le feu.") Rappelons que depuis quelque temps le gouvernement multipliait des fausses accusations au niveau de la MONUC contre le CNDP, l’accusant de vouloir reprendre les hostilités alors que tous les événements montrent que le gouvernement n’affiche aucune volonté de vouloir résoudre la crise qui l’oppose au CNDP. La perspective d'un échec de l'accord de cessez-le-feu au Nord-Kivu inquiète la médiation internationale et surtout le représentant spécial du secrétaire général des nations unies au Congo, son Excellence Monsieur ALAN DOSS qui s’est déplacé personnellement pour rappeler à chacun des signataires de respecter les engagements signés dans l’accord de Goma et dont le gouvernement de Kinshasa semble avoir plus des droits et moins des devoirs vis-à-vis de l’accord de Goma. A l'issue des réunions de concertations tenues par ALAN DOSS avec les principaux signataires à Goma et Masisi, le RSS a "demandé que le calme soit pleinement respecté pour l’amélioration de la sécurité des congolais et le retour à la vie civile normale sur tout le territoire congolais". Pourvu que les FARDC cessent de provoquer le CNDP en attaquant ses positions. La rédaction. Copyright 2008. kivupeace.org. Pour tous commentaires et suggestions, Veuillez Contacter le: webmaster@kivupeace.org |
