Lubumbashi, 14 mars 2008.
Kinshasa : Pourquoi Gizenga doit partir.
Par Banza Baudouin













   Il attend que les membres de son gouvernement lui posent des problèmes qu’il transmet à son cabinet sans directive
ni délai de réponse. Jamais il ne lui arrive de donner la moindre impulsion à l’action gouvernementale.

   Pour un premier ministre, on ne pouvait pas trouver pire. Il n’a ni la compréhension  de la nature exacte et des
exigences de la fonction, ni les compétences requises pour l’assumer.  

  L’erreur du chef de l’Etat aura été de récompenser le soutien électoral du PALU en lui donnant un poste hautement
stratégique sans exiger que le candidat de ce parti présente un profil correspondant. Si le PALU n’avait pas d’autre
candidat, il fallait lui proposer un autre poste pour lequel ce parti pouvait présenter un candidat à la hauteur.

  Dans tous les cas, il ressort de plus en plus que le mécontentement populaire augmente chaque jour car le
gouvernement ne répond pas aux problèmes quotidiens de la population.

  Lorsque Mobutu a été chassé du pouvoir, les mobutistes ont payé, mais ceux de l’Equateur en ont le plus souffert.

  Les insuffisances de GIZENGA sont mises sur le dos des Katangais et un jour, ils risquent d’en payer les frais car ;
dans l’imagerie populaire, ce sont les Katangais  qui détiennent le pouvoir.

  Pour éviter une telle confusion, il est urgent de nommer un premier ministre compétent et efficace ; qui peut donner de l’
espoir aux congolais.

  En examinant sous tous les contours possibles l’action de Gizenga , on constate avec amertume qu’elle est presque
nulle ; et cela s’avère d’autant plus dramatique que le pays sort d’une guerre civile prolongée qui n’est pas encore
complètement finie. Tout est à refaire.

  Il est vrai  que les politiciens congolais n’ont pas l’amour propre, le sens de l’honneur et la dignité minimale pour
présenter leur démission lorsque les objectifs ne sont pas atteints.
Aussi faudra-t-il trouver une formule qui permet de sauver les apparences.



  Le chef de l’Etat devra donc prendre une décision qui oblige le vénérable vieillard à faire valoir ses droits à la retraite qui,
à 82 ans; ne peuvent souffrir de la moindre contestation.  

  Monsieur Gizenga a déjà été largement récompensé par son séjour d’une année à la primature. Aujourd’hui, il est plus
que temps de lui montrer poliment la porte. Pour le bien des Katangais en particulier, et de tous les congolais en général.

Banza Baudouin / Lubumbashi (RDC)




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 Depuis son entrée en fonction, le premier ministre Antoine GIZENGA se caractérise
par un immobilisme d’un moine bouddhiste en plein méditation prolongée. La
journée, il sommeille les yeux ouverts, et le soir, il passe des heures entrain de
caresser son ventre devant un miroir pour mieux admirer son gros nombril et chanter
des cantiques  à sa gloire.

 Aucune initiative n’est encore venue de lui, ni pour mettre en exécution le programme
des cinq chantiers du chef de l’Etat ; ni pour résoudre les nombreux problèmes qui se
posent sur l’ensemble du territoire national.