



Kinshasa, 08 avril 2008. LE PLAN MACHIAVELIQUE DU POUVOIR KABILISTE Chaque jour qui passe vient avec son lot de désillusion en RDC. Le pouvoir de Kinshasa fait de son mieux, pour assujettir définitivement le peuple congolais. Voulant conserver le pouvoir pour l’éternité, Joseph Kabila a tracé un plan machiavélique, qu’il exécute progressivement, sans qu’aucun congolais ne lève le moindre petit doigt. Dans aucun pays au monde, personne n’accepterait de vivre un calvaire comme celui du peuple congolais, à cause d’un groupe des gens sans scrupules dont le seul souci est de s’enrichir. Si on ne promeut pas une nouvelle génération d’hommes politiques bien formés, patriotes et démocrates, on attendra longtemps pour voir la RDC devenir un pays normal. La justice est prise en otage par le pouvoir. Or, sans justice, la démocratie reste une illusion. Le respect des droits de l’homme constituent la dernière préoccupation d’un gouvernement sans foi ni loi. Les groupes armés sont soigneusement entretenus pour semer la zizanie et donner au pouvoir les raisons de tromper le peuple en permanence. Les opposants étant réduits au silence, sans tambour ni tam-tam, Joseph Kabila évolue vers la mise en place de sa dictature tant rêvé. Il profite du bavardage stérile qui caractérise l’opposition congolaise. Ces derniers animent la galerie par des beaux discours qui n’ ont jamais rien servi au peuple. Malgré tout le mal que fait le gouvernement, ces opposants font des déclarations tapageuses qui n’ont aucune conséquence sur la réalité. Pendant ce temps, Joseph Kabila s’organise à prendre définitivement le pouvoir et devenir un « Mobutu bis ». Voilà sa stratégie . L’entretien des groupes armés nationaux et étrangers. La seule façon d’avoir une parcelle de pouvoir en RDC, passe par la création d’une milice privée. Joseph Kabila lui- même a constitué sa part de milice nommée « Garde républicaine ». Une force aux ordres d’une seule et unique personne. La plupart des hommes politiques du Nord et Sud Kivu ont chacun, une milice privée qui l’aide à maintenir le statu quo et à relancer les revendications, le moment venu. Ce qui justifie la multitude des mouvements Mai Mai. Chacun d’entre eux, dispose d’un parlementaire ou d’un ministre qui plaide sa cause à Kinshasa. Par leur entremise, monsieur Joseph Kabila manipule toute la population de l’est Congolais. Au Katanga, c’est la milice de la jeunesse UFERI qui est la branche armée de l’UNAFEC. Le ministre congolais des mines en sait quelque chose pour avoir été séquestré à Lubumbashi par les hommes de Kyungu. Par ces miliciens, Joseph Kabila déstabilise des parties entières du territoire national, avant de venir se présenter en sapeur pompier. Les militaires FARDC sont des bras-droits de ces ennemis de la nation, qui sèment la mort partout, sans que le gouvernement ne s’en mêle. Selon nos sources, plusieurs lettres officielles attestent les correspondances entre le pouvoir kabiliste et les miliciens du Kivu. Plusieurs réunions ont lieu entre les hommes du pouvoir et les chefs des milices, pour déterminer ensemble les moyens de maintenir Joseph Kabila au pouvoir, à travers une déstabilisation permanente de la république. La communauté internationale est au courant de ces vérités, mais elle se cache derrière le respect des institutions pour soutenir le pouvoir en place. Ce pays est devenu un espace non gérable, avec des institutions pirates qui n’ont aucun intérêt que les choses changent. Car, s’il y a un véritable changement en RDC, beaucoup de responsables actuels seront traduits en justice. Ils le savent et ne peuvent donc souhaiter un fonctionnement normal du pays. Le musellement de l’opposition. L’autre stratégie consiste à éradiquer toute opposition au régime. Toutes les figures de l’opposition sont réduites au silence et les autres envoyés en exil. Le cas de bemba est le plus spectaculaire, mais il n’est pas unique. Après avoir détruit les radios et télévisions proches de l’opposition, le pouvoir s’est assuré de rester la seule voie entendue par la population congolaise. Il faut noter ce procès intenté contre Maître Marie Thérèse Nlandu pour s’être présentée contre Joseph Kabila à la présidentielle. Si le pouvoir de Kinshasa était responsable, il lui présenterait des excuses pour le tort, l’ humiliation et l’opprobre commis à son encontre, après son acquittement par le tribunal. Mais rien n’y a été. Tous les faucons se frottaient les mains de voir celle-ci partir en exil. Le cas le plus flagrant, est actuellement la destruction et l’ interdiction du mouvement Bundu Dia Kongo. Malgré les multiples rapports de l’assemblée nationale et provinciale, le gouvernement se plait à prendre des décisions qui n’ont que l’arrogance pour fondement. Si Joseph Kabila se lance dans cette aventure, c’est parce qu’il veut rester le seul maître à bord en RDC. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans l’histoire. Des dirigeants comme Moussolini en Italie, Lénine en Russie, Vichy en France ou Robert Mugabe au Zimbabwe en ont déjà pratiqué. En fait, le peuple congolais doit se réveiller pour prendre en mains son destin en sortant d’ une complaisance qui n’arrangera ni ses affaires, ni celles des générations à venir. C’est dans cette perspective que la communauté internationale a fabriqué l’abbé Apollinaire Malu Malu. Celui-ci a pour rôle de légitimer les élections truquées et de défendre le régime partout en Occident. Le peuple congolais pris en otage. Joseph Kabila veut organiser les élections municipales sans aucun parti d’opposition en forme. Ni la Monuc, ni les différentes organisations de défenses des droits de l’homme, personne n’en parle. Les manifestations permanentes auxquelles recours le peuple pour dire son désarroi semblent vouées à l’échec. Le mouvement d’opposition en mesure de faire plier le pouvoir de Kinshasa est le CNDP. Il est le seul disposant d’une capacité militaire, politique et diplomatique susceptibles de faire plier le gouvernement. Il est le seul qui fait suivre d’actes ses déclarations. Tous les autres partis d’opposition congolaise animent la galerie à l’assemblée nationale. Après sa participation au gouvernement de transition, le RCD a naturellement perdu les élections et cherche actuellement à s’accrocher au CNDP pour se donner une nouvelle santé politique. Mais il est réduit au silence et toute tentative de marche en arrière risquera d’attirer sur lui les foudres de la communauté internationale qui l’a conduit à la capitulation. L’UDPS a toujours rêvé d’un Congo juste. Mais ce parti ne sait jamais se donner les moyens de sa politique pour atteindre ses objectifs. Il s’inspire des formules chères à Martin Luther King, à Gandhi et aux autres pacifistes, oubliant que la RDC est une exception. Aujourd’hui, le résultat est clair : Etienne Tshisekedi vieillit, le parti se morcelle au quotidien et le rêve de le voir prendre le pouvoir s’est envolé. Quant au MLC, il n’a eu quelques députés que grâce à sa participation au gouvernement de transition. Aujourd’hui, excepté quelques cas isolé au Nord de la république, aucun Congolais n’est plus prêt à faire confiance à ce parti. D’ailleurs ses dissensions internes montrent la vraie face d’un mouvement qui ne sait plus à quel saint se vouer pour ramener son leader. Voilà la stratégie que Joseph Kabila a mis en place pour s’emparer définitivement du pays. Etant donné que le CNDP, est le seul mouvement qui fait peur au pouvoir, celui-ci vient d’engager son joker, l’abbé Apollinaire Malu Malu pour faire capituler ce parti. Dès qu’il l’aura réussi, le pays sera définitivement vendu. Les plus courageux continueront à crier à l’extérieur et Joseph Kabila poursuivra son règne, comme le disait quelqu’un : « le chien aboie la caravane passe ». L’ opposition congolaise doit donc se ressaisir et empêcher à celui-ci de poursuivre son désordre d’ici trois années. Il est aussi temps pour le CNDP d’assumer pleinement son rôle de leader de l’opposition congolaise. Bahati Amani Copyright 2008. kivupeace.org. Pour tous commentaires et suggestions, Veuillez Contacter le: webmaster@kivupeace.org |