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10 mars 2009 La Nation en danger.
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Des événements graves se succèdent dans notre pays mettant en danger l’intégrité de notre territoire. Plus grave encore est le silence de mort dans lequel les leaders politiques et les intellectuels congolais s’enferment mettant sous les oreillers les pinceaux qui crachaient sur le net et dans les medias des venins qui rendent les congolais malades d’une haine viscérale contre deux pays voisins accusés d’agression et de pillage des ressources naturelles du Congo? Faut-il être super intelligent pour comprendre l’évolution de la situation politique de notre pays et interpréter certains signaux qu’on avait difficile à appréhender dans leurs significations particulières et leur sens global ?
Par deux fois, en 1996 et 1998, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, pays voisins, ont attaqué la RDC. Pour les uns, ceux qui sont au pouvoir actuellement, la première guerre est une guerre de libération car elle a permis de chasser le dictateur Mobutu et sa cohorte des dinosaures du pouvoir et de s’y installer. Peut-il en être autrement quand on sait que l’actuel Président de la République a appris, brièvement à l’école des ‘’kadogos’’, l’art de manier les armes avant de se voir octroyé directement le grade de Général de l’armée sans passer par celui de soldat, bien sûr après un bref voyage touristique en Chine.
Pour les autres, les nostalgiques du pouvoir despotique de feu Marechal Mobutu et dont le porte étendard actuel est le Terminator Honoré NGBANDA, j’ignore pourquoi on l’appelle ainsi " terminator", ces deux guerres sont des guerres d’agressions menées par la coalition rwando-ougando-burundaise et qui n’ont qu’un seul objectif l’occupation des portions importantes des territoires congolais et sous-tendue pour le pillage systématique des richesses congolaises. Ces nostalgiques répètent à qui veut les entendre que les effets pervers et assassins de ces deux guerres d’agression se font toujours sentir. Que dire des effets et conséquences de 30 ans de dictatures mobutiennes ? Quid à Honoré.
Parlons d’abord de ces derniers qui soutiennent la thèse d’un « plan machiavélique » pour mettre la main sur les richesses du Congo qui suscitent de nombreuses convoitises. C’est maintenant qu’il faut en parler. S’il y a eu pillage, les dinosaures nous en diront beaucoup et le moment venu ils expliqueront au peuple congolais ou est parti l’argent tiré des minerais du Katanga dont aujourd’hui la preuve de deux montagnes des déchets qui surplombent la ville est criante. On peut ainsi se poser la question de savoir si le Congo est le seul pays riche de l’Afrique pour qu’il suscite pareille convoitise ou alors poussant loin le raisonnement par absurde, le Congo fait il objet des attaques parce qu’il est riche ou tout simplement parce qu’il est faible et que tout le monde y trouve un terreau fertile pour nourrir ses ambitions ? Je vous laisse le temps d’y réfléchir le temps que je rentre sur les ‘’kadogos’’ au pouvoir à Kinshasa actuellement.
Pour le PPRD et leurs alliés au pouvoir actuellement, il n’y a eu qu’une seule guerre d’agression, celle de 1998. Ceci expliquant cela, nous comprenons pourquoi ils ne mettent jamais l’Angola sur la liste des pays agresseurs pourtant ce dernier occupent depuis maintenant une année les villages riches de Kahemba et il y a quelques semaines deux territoires entiers de Kuzi et Sava Ina, dans la Province du Bas-Congo. Ce pays est le seul voisin du Congo qui traite les congolais refugiés sur son territoire comme des chiens, humiliant nos femmes par des violences sexuelles. Le silence des autorités congolaises sur le cas Angola ne peut il pas nous éclairer sur ces événements qui se succèdent au Congo ? Les durs me diront, silence, ce n’est pas le mot qu’il faut mais complicité en me rappelant du rapport du groupe des parlementaires qui avaient enquêté sur Kahemba mais contredit par les membres du Gouvernement sur injonction de l’Ambassadeur de l’Angola au Congo qui avait déclaré : « celui qui empiétera les intérêts de l’Angola sera considéré comme ennemi et subira les conséquences ». On peut toujours réfléchir sur l’agression du Congo et poser des questions auxquelles chacun de nous pourra répondre selon son angle de vision comme nous en avons la culture.
L’honorable KAMERHE est désavoué par sa famille politique pour avoir essayé de protéger la constitution et pour avoir posé des questions sur l’entrée des troupes rwandaises au Congo en ces termes : « espérons que l’information faisant état de l’entrée des troupes rwandaises au Congo n’est pas vraie sinon cela est grave». Y a-t-il une différence entre les propos de l’honorable KAMERHE est ceux du ministre Lambert MENDE niant toute entrée des troupes rwandaises au Congo en ces termes : « Pas question que ces troupes reviennent sur le sol congolais après ce qu’ils y ont fait en 1998. Il s’agit seulement de quelques officiers de renseignement». Alors comment expliquer ce changement de vision si l’on se souvient des déclarations du Président Joseph Kabila qui après la défaite de Mushaki lui infligée par le CNDP : « l’heure est grave» ou encore : « le pont n’est pas encore construit entre le Congo et le Rwanda». Pourtant l’armée que les autorités de Kinshasa ont invité sur le territoire congolais est bel et bien la même que celle dont les mêmes dirigeants nous disaient il n’y a pas longtemps qu’elle menait une guerre d’agression, de prédation et d’ occupation contre notre pays.
Il y a encore une question pendante. L’Ouganda, un autre pays accusé de servir les intérêts anglo-saxons pour piller nos richesses, a été aussi invité à venir au Congo et à la différance des troupes rwandaises, à l’échéance des jours convenus, l’Ouganda a refusé de quitter. Là encore je butte à l’irrationnel congolais. Silence de marbre sur ce sujet, ni les intellos, ni les parlementaires personne n’ose demander des comptes même après la mort de plus de 1000 civils innocents dans une opération militaire mal planifiée et qui ne résoudra pas les problèmes des Congolais.
Pour comprendre encore plus l’évolution des événements au Congo, jetons un projecteur sur les hommes qui jadis étaient hostiles aux opérations contre les FDLR, lors des opérations des mixages FARDC-CNDP et qui aujourd’hui montent au créneau appelant les populations à se désolidariser des FDLR, et en jubilant pour l’arrestation de NKUNDA et de la neutralisation du CNDP. Les dirigeants congolais que l’Ouganda et le Rwanda viennent de mettre à genoux (pour leur faire payer peut être la dette de l’AFDL et l’obliger à se comporter désormais comme un Etat vassal), manque pourtant de courage politique de dire clairement aux populations que ces deux pays jadis accusés de tous les péchés du monde sont les libérateurs contre les FDLR, les NALU et le CNDP de NKUNDA mais aussi contre MOBUTU dont une dictature de plus de trente ans avait fini par effriter l’économie du pays que la mauvaise gestion de KABILA junior précipite aux enfers.
Si l’on revenait un peu a nos questions même si vous y avez déjà répondu chacun selon ses lunettes. Sommes-nous agressés à cause de nos richesses ou à cause de notre faiblesse. L’Angola est riche mais il n’est agressé par aucun pays voisin car il est fort. Le gouvernement de Kinshasa est incapable de mettre sur pied un système de sécurisation (Le Congo manque une armée capable de défendre l’intégrité territoriale et se faire respecter aux près de ses voisins) et une diplomatie des liens paisibles avec ses voisins. Ce système n’est possible que par la formation d’une armée nationale et républicaine. Cette armée ne peut exister dans un système de despotisme criminel qui installe le népotisme et le clientélisme au sein de l’armée, qui tribalise le haut commandement militaire, ne tient pas compte des intérêts des communautés des destins vivants sur le sol congolais et qui se débarrasse de certains officiers tout simplement parce qu’ils sont ressortissants d’une région dominée par l’opposition.
L’avènement d’un Congo fort immunisé contre les prédations des Etats voisins ne sera possible que quand les dirigeants transformeront l’environnement congolais actuel en espace de confiance entre le pouvoir et le peuple en mettant en marche des institutions sécurisantes et une justice distributive des richesses produites par les congolais aidés par les partenaires étrangers.
Le Congo se fera respecter quand les dirigeants actuels mettront fin au système de prédation et de corruption animé par les autorités politiques et les élites économiques au pouvoir. Le Congo restaurera sa dignité et celle des congolais quand les autorités cesseront de penser seulement au capital matériel(richesse du sous-sol) mais quand ils commenceront à développer et promouvoir le capital humain par une éducation digne. Le brassage de l’armée passe par cette éducation par laquelle les militaires tirent leur motivation à servir leur nation.
Le Congo cessera d’être le ventre mou de l’Afrique quand les dirigeants actuels prendront conscience des dommages causés par une gouvernance ethnique où le vrai pouvoir est entre les mains d’un pouvoir parallèle constitué des proches du président qui font office de force occulte et qui marginalisent les institutions officielles dans la prise des décisions et qui pourrissent ainsi le pays.
Pour que tout cela marche, il faut un leadership intelligent et compétent qui restaurera de l’ordre au Congo et c’est pourquoi le CNDP a toujours réclamé un dialogue direct avec les autorités de Kinshasa pour donner sa contribution à la résolution des problèmes sécuritaires, politiques, sociaux et économiques qui sévissent dans notre pays.
Source: cndp.org
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