


Goma, le 25 juin 2008 Manipulés par le General MAYALA, un groupe des désœuvrés attaque des installations de la MONUC à Kiwandja et blesse plusieurs casques-bleus. Plusieurs témoignages recueillis sur place par nos reporters font état d’un montage des FARDC qui, pour reprendre pied à Mutabo qu’elles n’ont pas réussi à assiéger pendant longtemps après les affrontements du week-end dernier contre les troupes du CNDP, n’ont trouvé mieux que de pousser dans la rue des badauds, des désœuvrés, autres drogués pour servir de couverture aux mercenaires FDLR en vue de faire la peaux aux casques-bleus de la MONUC qui occupaient cette localité à la suite d’un accord entre les deux belligérants. Pour étayer ce montage, des témoins avancent, entre autres, comme preuves les deux camions pleins des militaires FARDC qui faisaient route vers Mutabo pour prendre le contrôle de cette localité à l’instant même que ce groupe des bandits s’attaquer aux contingents onusiens, précédé quelques heures avant par la déclaration du General MAYALA à l’Agence France Presse exprimant son intention de prendre immédiatement le contrôle de la localité de Mutabo. Le bilan de ces échauffourées fait état de plusieurs militaires de la MONUC grièvement blessés par balles et à la machette et 2 manifestants blessés par balles. Ajouter à ces blessés plusieurs véhicules de la MONUC qui ont été sérieusement endommagés. Les dernières informations en provenance de Mutabo indiquent que les contingents onusiens se sont vus contraints à évacuer le lieu pour éviter que cette manifestation ne prenne une tournure plus dangereuse contre la population. Présentement, les FARDC armées jusqu’aux dents occupent cette localité défiant les troupes d’en face qui, jusqu'à ce moment gardent leurs positions initiales. Cette attitude des éléments de l’armée gouvernementale est interprétée par plusieurs observateurs comme provocatrice pour autant que la localité de Mutabo avait été dégarnie l’année dernière par les troupes du CNDP pour créer une zone tampon dans la perspective d’éviter toute possibilité de confrontation entre les deux parties alors belligérantes. Cette zone tampon fut, malheureusement, investie progressivement par des militaires surarmés de la 6eme brigade FARDC la semaine dernière exprimant ainsi clairement des intensions bellicistes qui furent à la base de plusieurs incidents entre les patrouilles de deux armées. C’est ce qui a été à la base des récents affrontements qui ont causé plus de 14 morts dans les rangs de l’armée gouvernementale. La présente réoccupation de cette localité par les FARDC n’est ni plus ni moins un acte de provocation, un casus belli pour justifier l’échec du gouvernement à s’occuper des questions économiques et sociales qui intéressent la population. La rédaction de Kivupeace. Copyright 2008. kivupeace.org. Pour tous commentaires et suggestions, Veuillez Contacter le: webmaster@kivupeace.org |

