



Goma le 22 Avril 2008 Le gouvernement congolais à la croisée des chemins. Deux ans moins quelques mois après les élections dites libres et démocratiques qui ont porté au pouvoir Josep KABILA, l’Est de la république démocratique du Congo est toujours en proie à une insécurité signée FDLR-interahamwe. Les institutions de la République ont toutes failli à leur mission de rétablir l’autorité de l’Etat dans les territoires de l’est qui continuent à échapper au gouvernement Gizenga et qui sont sous contrôle des forces négatives étrangères dont les plus tristement célèbres FDLR- interahamwe au CV riche en faits macabres, un génocide de plus de 2 millions des tutsi et hutu rwandais, plus de 14200 viols sur des femmes en deux ans dans la seule province du Sud-Kivu, des enfants congolais égorgés, des hommes amputés des membres, les braconnages des animaux des parcs nationaux, la destruction des infrastructures sanitaires, le délabrement du tissus économique, le pillage des ressources naturelles, des enlèvement des congolais, vente des femmes sur des lieux publics etc.. Le sursaut du conseil de sécurité en date du 13 mars 2008, a fait pointer une lueur d’espoir pour les populations de l’est, qui ont apprécié la sortie de la léthargie de la communauté internationale par l’adoption à l’unanimité de la résolution 1804 relative aux FDLR et autres groupes armés rwandais opérant dans l’Est de la RDC qui enjoignait à ces groupes de déposer sans délai et sans condition les armes et à se conformer au programme de désarmement et de rapatriement. Un mois seulement après l’adoption de cette résolution et un mois après la date buttoir du 14 mars 2008 proposée par le gouvernement congolais en vue de passer au désarmement forcé, la sensibilisation au retour pacifique ayant montré ses limites, les congolais déchantent et s’interrogent sur l’effritement spontané de cette détermination de la communauté Internationale affichée lors de l’adoption de la résolution 1804 et lors de la résolution prise par tous les congolais y compris le gouvernement , dans conférence de Goma , à mettre fin à la menace que font peser les groupes armés rwandais sur les populations civiles congolaises dans l’Est de la RDC et la stabilité régionale. Rappelons que cette Nième résolution concernant les groupes armés rwandais opérant en RDC, intervient suite à l'échec programmé de sensibilisation mis de l'avant par le gouvernement congolais, afin d'amener les FDLR à adhérer volontairement au processus de désarmement et d'accepter leur rapatriement, conformément à l'accord de Nairobi, signé en novembre dernier entre Kinshasa et Kigali. Cet échec, transparaît dans les agissements de la communauté internationale et des autorités congolaises qui se présentent tous en porte-parole des génocidaires rwandais. Tenez, à la veuille de la commémoration du 14e anniversaire du génocide rwandais, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Congo, Monsieur ALAN DOSS s’est rendu à Kigali pour plaider la cause des génocidaires. ALAN DOSS était porteur d’un message accusant le Rwanda d’être à la base du refus des FDLR de rentrer de gré ou de force dans leur pays. Pour ALAN DOSS comme pour le gouvernement congolais la liste de 6700 génocidaires est une exagération de la part des autorités rwandaises et donc un signe du manque de volonté dans le chef du gouvernement rwandais à vouloir accueillir les FDLR. Même son de cloche du côté des membres du gouvernement congolais qui multiplient des déclarations d’allégeances aux violeurs-FDLR. C’est dans cette logique de blanchir les FDLR et de se faire une bonne conscience après l’échec de rapatrier ces génocidaires pour qu’ils répondent de leurs actes que le politicard BARIYANGA RUTUYE, au cours d’une conférence de presse tenue à Goma et après une tournée de sensibilisation des FDLR, a demandé au gouvernement rwandais de cesser à saper leurs efforts de sensibilisation au rapatriement volontaire des FDLR en mettant fin à l’ esclavagisme à l’égard des hutu Rwanda et plaide pour une ouverture de l’espace politique rwandais à fin que les tueurs reviennent au pouvoir écraser les rescapés du génocide de 1994 Rien d’étonnant car ce refrain est maintenant connu et les supputations du gouvernement congolais qui a failli depuis très longtemps à sa mission de sécuriser sa population au profit de la protection des massacreurs-FDLR au nom des accords occultes signés entre les génocidaires rwandais, ne surprend pas la rédaction de kivupeace, car cela s’inscrit dans le dessein de Kabila de gouverner par la terreur, de se pérenniser au pouvoir et de vouloir aider les génocidaires à prolonger au Rwanda un réseau des dirigeants fascistes dans la région des Grands Lacs. En plus de se sentir trahi par le gouvernement Congolais qui refuse de respecter les engagements pris à Addis Abeba avec les rwandais et à la conférence de Goma avec le peuple représenté par toutes les tribus de l’Est, le peuple Congolais ne trouve pas des réponses à un grand nombre des questions : pourquoi le gouvernement de Kinshasa viole la résolution 1804 en procédant au recrutement des combattants pour les FDLR-Interahamwe, pourquoi le gouvernement Kabila a attendu la date buttoir pour commencer la sensibilisation des FDLR au retour volontaire et verser dans la tergiversation autour de la question du rapatriement des FDLR alors qu’il devrait avoir fait ce travail depuis 2003, pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne peut pas se passer de cette liste et procéder directement au rapatriement forcé sans vouloir verser dans la diversion, pourquoi juste après avoir reçu la dite liste le gouvernement de KABILA s’est empressé à la donner aux FDLR-Interahamwe? Les congolais se demandent pourquoi le gouvernement congolais ainsi que la Communauté Internationale volent toujours au secours des FDLR en prétextant le manque des moyens pour les combattre et pourtant selon leur propre calcul il n y a qu’à peu près 3000 FDLR au Congo. Personne ne peut nous expliquer pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne peut pas aligner les 18000 hommes comme il l’a fait en Aout 2007 pour combattre les militaires du CNDP et mettre dehors ces étrangers au nom de la souveraineté et de l’intégrité territoriale? La rédaction de kivupeace demande aux dirigeants congolais de se départir de leurs anciennes alliances avec les FDLR en priorisant les intérêts de la population congolaise qui ne demande que la Paix pour se lancer dans la débrouille, le gouvernement ayant failli à sa mission de pourvoir aux besoins primaires de sa population. Il était pourtant le bon moment pour les gouvernants congolais de prendre la vraie décision et de choisir le vrai chemin pouvant mener le Congo vers une Paix durable et un développement intégral profitable aux congolais et à toute la région des grands-Lacs. La rédaction de Kivupeace. Copyright 2008. kivupeace.org. Pour tous commentaires et suggestions, Veuillez Contacter le: webmaster@kivupeace.org |