KALONGE, 14 Mars 2008,
Le criminel est rentré sur le lieu de son crime pour y commettre un autre forfait plus odieux.

Une semaine seulement après que les militaires du CNDP se soient retiré de Kalonge dans le territoire de Masisi  
province du Nord-Kivu, une femme a été enterrée vivante  par les PARECO qui  l’accusaient d’avoir du sang tutsi dans ses
veines, ne dit-on pas que le criminel retourne toujours sur le lieu de son crime pour y commettre d’autres forfaits?
La famille de cette femme est venue au Quartier Général du CNDP à Bwiza pour réclamer le retour des militaires  du
CNDP dans cette partie du territoire abandonnée quelques jours auparavant sur demande de la Communauté
Internationale pour permettre à la commission indépendante de mener  dans la plus grande indépendance son enquête
sur les  30 morts  attribuées  à tord au CNDP.
N’ayant trouvé aucune objection, le Président du CNDP avait demandé à ses militaires d’abandonner  la localité au profit
de la MONUC  qui par manque d’effectifs suffisants n’a pas pu y détacher  en permanence  des   militaires pour sécuriser  
les populations, ce qui facilite les PARECO et les FDLR d’y mener des intrusions quotidiennes et y commettre des crimes.
En attendant que cette commission d’enquête indépendante ne descende sur terrain, les miliciens PARECO  assistés
par les FDLR/Interahamwe continuent  à conduire des razzias dans le territoire sous contrôle du CNDP pour voler bétails
et récoltes, violer et tuer les congolais  au nom d’un  gouvernement  qui continue à armer ces miliciens criminels.
Espérons que  le Gouvernement  de Kinshasa va se ressaisir, mais combien d’autres congolais vont tomber  sous l’
insouciance des politiciens à mal de repositionnement et qui attise la haine ethnique pour se positionner sur la scène
politique congolaise?
Par Jean Kahungu.

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